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Téléconsultation médicale : quelles spécialités l’utilisent encore aujourd’hui ?

Dernière actualisation le 7 mai 2026

En 2020, en pleine crise de la Covid-19, la téléconsultation médicale s’est imposée comme une évidence. Face aux contraintes sanitaires, elle a permis d’assurer la continuité des soins tout en limitant les risques de contamination. En quelques semaines, patients comme professionnels de santé ont massivement adopté ce mode de consultation à distance, jusque-là encore marginal.

Six ans plus tard, le contexte a profondément changé. Le recours à la téléconsultation n’est plus dicté par l’urgence. Certaines spécialités médicales en ont fait un outil du quotidien, parfaitement intégré à leur pratique. Quelles sont les spécialités qui continuent à pratiquer la téléconsultation aujourd’hui ?

Décryptage des usages actuels et des spécialités qui ont fait de la téléconsultation un outil clé de leur pratique.

Quelles spécialités médicales ont le plus recours à la téléconsultation ?

1. Psychologues et psychiatres

Avec 25,9 % des spécialités utilisatrices, les professionnels de la santé mentale s’inscrivent en tête des utilisateurs de la téléconsultation via Medaviz. Ce sont également eux qui réalisent  les consultations à distance les plus longues : 25 minutes en moyenne, contre 11 minutes pour les médecins généralistes.

Pourquoi utilisent-ils encore la téléconsultation ?

La réponse tient d’abord à la nature même de leur pratique. Contrairement à d’autres spécialités médicales, les consultations en psychologie ou en psychiatrie reposent principalement sur l’échange verbal, l’écoute et l’observation du patient, sans nécessiter d’examen clinique physique. Le format à distance s’intègre donc naturellement dans le suivi thérapeutique.

La téléconsultation permet également de lever certains freins à l’accès aux soins. Pour de nombreux patients, consulter depuis un environnement familier peut réduire l’anxiété liée au rendez-vous, faciliter la prise de parole et favoriser une meilleure régularité dans le suivi. Cet aspect est particulièrement important dans un contexte où les besoins en santé mentale continuent de progresser.

Enfin, pour les praticiens, la consultation à distance offre une plus grande souplesse d’organisation. Elle permet de maintenir le lien thérapeutique malgré les contraintes géographiques, les emplois du temps chargés ou les difficultés de déplacement de certains patients.

Plus qu’une solution héritée de la crise sanitaire, la téléconsultation s’est ainsi imposée comme un format durable dans la prise en charge en santé mentale.

À lire aussi : le témoignage de Dr Schahl, psychiatre : “Medaviz c’est simple, pratique et sans contrainte”

2. Médecins généralistes 

Ils représentent un tiers des professionnels de santé inscrits sur Medaviz (35,4 %) mais ne sont pas pour autant les plus actifs en téléconsultation. Les médecins généralistes arrivent en seconde position, avec 24,6 % des actes réalisés via la plateforme.

Pourquoi utilisent-ils encore la téléconsultation ?

Pour les médecins généralistes, la téléconsultation s’inscrit avant tout comme un outil complémentaire au rendez-vous en présentiel, utilisé dans des situations bien identifiées. Elle est particulièrement adaptée au suivi de patients déjà connus, au renouvellement d’ordonnances, à l’ajustement de traitement, ou encore à la prise en charge de pathologies bénignes ne nécessitant pas d’examen clinique immédiat.

Ce positionnement explique en partie l’écart entre leur nombre sur la plateforme et leur volume d’activité en téléconsultation. En tant que premiers recours, les généralistes sont confrontés à une grande diversité de situations, dont une part importante nécessite un examen physique. La consultation à distance ne peut donc couvrir qu’une partie de leur activité.

Pour autant, la téléconsultation reste un levier utile pour optimiser l’organisation du cabinet. Elle permet de désengorger les consultations présentielles, de mieux gérer les demandes simples et d’améliorer l’accès aux soins, notamment dans les zones sous-dotées.

C’est donc moins un usage massif qu’un usage ciblé : pour les médecins généralistes, la téléconsultation n’a pas vocation à remplacer la consultation physique, mais à s’intégrer dans une pratique hybride, adaptée aux besoins des patients.

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3. Anesthésistes / réanimateurs

Les anesthésistes – réanimateurs occupent la troisième place des spécialités les plus actives en téléconsultation avec 24 % des actes réalisés sur Medaviz

Pourquoi utilisent-ils encore la téléconsultation ?

Dans cette spécialité, l’usage de la téléconsultation répond à des besoins très spécifiques, en particulier autour de la consultation pré-anesthésique. En amont d’une intervention, une partie de l’évaluation du patient (recueil des antécédents, analyse du dossier médical, information sur le déroulé de l’anesthésie) peut être réalisée à distance, sans nécessiter systématiquement une présence physique. 

La téléconsultation permet ainsi de fluidifier le parcours de soins, en limitant les déplacements inutiles pour les patients tout en optimisant l’organisation des établissements de santé. 

Pour les praticiens, c’est également un moyen de mieux gérer leur temps médical, en réservant les consultations présentielles aux situations qui le nécessitent réellement.

Dans ce contexte, la téléconsultation ne remplace pas l’examen pré-anesthésique lorsqu’il est indispensable, mais elle constitue un outil efficace pour préparer, sécuriser et simplifier la prise en charge des patients en amont de leur intervention.

À lire aussi : le témoignage de Dr Le Saché, anesthésiste réanimateur : “ La téléconsultation permet d’éviter des déplacements parfois inutiles”

4. Sages-femmes

Les sages-femmes se positionnent en quatrième position des actes de téléconsultation réalisés avec 11,7 % des rendez-vous, tout en étant la seconde spécialité la plus représentée (22,4 % des professionnels de santé actifs sur Medaviz).

Pourquoi utilisent-ils encore la téléconsultation ?

Pour les sages-femmes, la téléconsultation s’inscrit naturellement dans une logique de suivi et d’accompagnement, au cœur de leur pratique. De nombreuses consultations (suivi de grossesse, préparation à la naissance, suivi post-partum ou encore accompagnement à l’allaitement…) reposent en grande partie sur l’échange, le conseil et la prévention, et peuvent donc être réalisées à distance dans certaines situations.

Ce mode de consultation permet également de faciliter l’accès aux soins pour des patientes parfois contraintes dans leurs déplacements, notamment en fin de grossesse ou après un accouchement. Il contribue ainsi à renforcer la régularité du suivi, élément clé dans la prise en charge périnatale.

La téléconsultation apparaît donc comme un complément pertinent, permettant de maintenir le lien avec les patientes, de sécuriser les parcours et d’apporter des réponses rapides, sans se substituer aux temps de consultation indispensables en présentiel.

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Diversifiez votre activité avec la téléconsultation

Six ans après la crise sanitaire, la téléconsultation a trouvé sa place, de manière différenciée selon les spécialités, en fonction des besoins métiers, des contraintes cliniques et des attentes des patients.

Loin d’un modèle unique, c’est aujourd’hui une pratique à géométrie variable qui s’impose. Certaines spécialités, comme la santé mentale, en ont fait un outil central de leur exercice. D’autres, comme la médecine générale ou la maïeutique, l’intègrent de manière plus ciblée, en complément du présentiel. Et dans des contextes très spécifiques, comme l’anesthésie, elle contribue à fluidifier et sécuriser les parcours de soins.

Cette évolution traduit une transformation plus profonde : celle d’une médecine désormais hybride, où le distanciel et le présentiel ne s’opposent plus, mais se complètent. Pour les professionnels de santé, l’enjeu n’est plus de choisir entre les deux, mais de trouver le bon équilibre, au service de la qualité des soins et de l’accès pour tous.