Risques psychosociaux : comment faire pour bien accompagner vos salariés ?

« Burn-out », harcèlement moral, violence… Depuis quelques années, le sujet des risques psychosociaux s’invite régulièrement à la table des entreprises, faisant émerger de nouvelles problématiques pour les employeurs. Si certaines entreprises se prémunissent en mettant en place des dispositifs d’alerte et de soutien psychologique à destination de leurs salariés, nombreuses sont celles qui considèrent encore ne pas avoir de rôle à jouer dans la prévention et la gestion de ces risques. Cela fait pourtant parti de leurs obligations.

Notre équipe vous aide à y voir plus clair sur les responsabilités qui vous incombent en la matière et fait le point sur les mesures qui peuvent être adoptées pour réduire les risques psychosociaux au sein de votre entreprise.

 

Quelles sont vos responsabilités en matière de risques psychosociaux ?

 

Si les obligations des employeurs à l’égard de leurs employés en matière de risques professionnels sont bien encadrées par le Code du travail, la législation sur les risques psychosociaux est en revanche plus floue.

Aucune disposition spécifique n’existe dans le code du travail quant à la prévention de ces risques. Elle est donc généralement incluse dans la prévention des risques professionnels via l’article L4121-1 du code du travail. 

En tant qu’employeur, vous êtes ainsi tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent :

  • Des actions de prévention des risques professionnels
  • Des actions d’information et de formation
  • La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

risques psychosociaux

Dans un premier temps, vous devez donc inventorier les différents risques psychosociaux auxquels peuvent être soumis vos collaborateurs et les facteurs déclenchants, qu’ils aient un lien direct ou indirect avec le travail. Ceci vous permettra d’instaurer des actions préventives afin de réduire, voire de supprimer, les risques psychosociaux en amont. Rappelez-vous : chaque action de prévention doit être répertoriée dans le document unique de votre entreprise.

Une fois la phase d’analyse achevée, chaque employeur est dans l’obligation d’informer et de former ses salariés sur les risques psychosociaux détectés.

En parallèle, des mesures concrètes doivent être rapidement mises en place pour supprimer les risques psychosociaux en cause.

Vous devez également veiller à adapter ces actions pour obtenir un changement durable des conditions de travail de vos salariés et une amélioration des situations existantes. Sachez que la mise en conformité ne suffit pas. En France, la jurisprudence considère qu’il s’agit d’une obligation de résultats et pas uniquement de moyens. Il est donc impératif de parvenir à l’effet escompté.

 

 

Comment faire pour bien accompagner vos salariés ?

 

 

Choisir les actions à mettre en place et les prioriser est loin d’être une mince affaire. Les questions auxquelles se heurtent les employeurs sont d’ailleurs multiples : de quoi mes salariés ont-ils vraiment besoin ? Cette mesure va-t-elle être perçue comme trop intrusive ? Comment faire en sorte que les collaborateurs ne se sentent pas stigmatisés lorsqu’ils se confient ?…

 

risques psychosociaux

 

Selon une étude réalisée par le Ministère du Travail, 31% des actifs déclarent devoir cacher ou maîtriser leurs émotions au travail. Souvent considérées comme « trop voyantes » ou stigmatisantes, les mesures adoptées par les entreprises peinent parfois à apporter des réponses adéquates aux problèmes des salariés.

  • Manque de discrétion : les risques psychosociaux s’apparentent bien souvent au registre de l’intime. Traverser les bureaux pour aller frapper à la porte du psychologue du travail, c’est prendre le risque d’être vu, avoir l’impression de se livrer à un aveu de faiblesse aux yeux de tous. Se confier en face à face avec un professionnel ou son médecin traitant, c’est s’exposer à son regard et à son jugement, même si leur bienveillance ne fait aucun doute.
  • Stigmatisation: dans l’esprit de beaucoup de salariés, evoquer un problème intime avec un RH ou un médecin du travail, c’est également prendre le risque de laisser une trace indélébile qui portera peut-être atteinte à leur employabilité dans le futur.

 

Aider vos collaborateurs à se mobiliser dès les premiers symptômes du mal-être nécessite un système discret et immédiat. Prendre l’avis d’un professionnel par téléphone anonymement, sans attente et quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, est définitivement une bonne réponse. Et les statistiques d’appel au service de médecins en ligne de Medaviz ne laissent aucun doute là-dessus : la psychologie est la 2ème spécialité la plus demandée.

Écrit par David Lefeuvre

Responsable Marketing de Medaviz

 

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