Comment les nouvelles générations vont faire évoluer l’entreprise et le travail ?

L’entreprise paternaliste a marqué nombre de babyboomers. Les nostalgiques rappellent souvent le degré d’implication élevé des salariés, la proximité avec le patron actionnaire… La conclusion est souvent sans appel : « c’était mieux avant » ! Et pourtant l’arrivée des générations Y et Z a contribué à faire évoluer l’entreprise et le travail. Etat des lieux de leurs apports…

 

Pourquoi les nouvelles générations veulent donner du sens à leur travail ?

 

Il est fort probable que votre jeune salarié ne considère pas le simple sentiment d’appartenance à votre entreprise comme suffisamment porteur de sens. Ainsi, Manuelle Malot, directrice carrière et prospective à l’EDHEC, rappelle que « Pour les jeunes, un travail qui a du sens signifie un travail dont ils mesurent l’impact ». Pour faire simple, il faut qu’ils puissent mesurer le résultat de leurs actions, voire améliorer la vie des gens ! Pour attirer les talents, vous devez valoriser le travail des nouvelles générations en répondant à leurs préoccupations : mon travail est-il utile ? Dans quel but ? Qu’est-ce que j’apporte à l’entreprise et à la société ?

 

Repenser le management pour le rendre plus participatif

 

nouvelles générations

 

Les nouveaux collaborateurs vivent de plus en plus mal la hiérarchie pyramidale (N+1, N+2,… N+10). Ils acceptent de moins en moins que l’âge et l’expérience soient les critères prépondérants dans la prise de décision. Ainsi, les « centenials » ont besoin de se sentir impliqués dans les décisions de leur entreprise. Cette situation explique le mouvement de « désamour » envers les grandes entreprises qui peuvent être perçues comme trop rigide. L’esprit d’équipe et de corporation est important : ils veulent être acteurs et ambassadeurs de leur entreprise.

L’idéal ? Proposez des initiatives du type : « Ce midi je déjeune avec mon boss », « Le patron paie l’addition » … autant d’approches permettant d’incarner l’entreprise.

 

Répondre aux besoins rapides d’évolution de carrière et de mobilité

 

Le modèle d’un salarié réalisant toute sa carrière dans une même entreprise ne fait plus rêver. Le salarié de la nouvelle génération (fortement influencé par la pratique free-lance) ne comprendra notamment pas de ne pas être promu lorsqu’il a atteint l’objectif qui lui était fixé.

Ainsi, pour se sentir bien dans une entreprise, le jeune collaborateur veut pouvoir prendre des responsabilités et s’assurer des opportunités d’évolutions en interne. Il est de moins en moins enclin à attendre et n’a pas la même notion de temps que le management : 6 mois peut être perçu comme un temps très (trop ?) long !

Il faut garder à l’esprit que cette génération, baignée par les nouvelles technologies, a l’habitude du zapping : lenteur des évolutions de carrière et perte de sens sont des stimuli au changement d’employeur.

 

Gérer le bien être de ces collaborateurs et être à l’écoute

 

Selon le baromètre IPSOS – BCG – CGE, pour 84% des étudiants et anciens élèves des grandes écoles, le bien être au travail est un critère primordial de choix du métier. Il s’agit du 2ème critère le plus important sur 11 critères ; la rémunération n’apparait qu’en 9ème position.

Quelles conséquences ? Cette nouvelle génération de travailleurs aura besoin de se sentir entouré dans l’entreprise. En étant à l’écoute de leurs besoins, en se préoccupant de leur santé et en leur consacrant du temps pour leur projet personnel, vous réussirez à séduire ces nouvelles générations.

 

Votre entreprise est-elle prête pour ce nouveau défi ?

 

Écrit par David Lefeuvre

Responsable Marketing de Medaviz

 

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