RH : Quelles sont les différences entre le privé et le public ?

Travailler dans le public et le privé sont deux expériences très différentes. Il en est de même pour la gestion des ressources humaines. Les contraintes opérationnelles, le degré de liberté et les attentes des collaborateurs peuvent être diamétralement opposés. Faisons le tour de la question ensemble.

 

Le recrutement

 

Dans le public, le statut de fonctionnaire titulaire passe d’abord par la réussite d’un concours. Il répond à des exigences d’anonymat soulignant le fait qu’un fonctionnaire est une personne qui tient une fonction, en raison de ses compétences et de ses capacités. Travailler dans le public consiste donc à vouloir assurer une mission au service de ses concitoyens.

 

Dans le privé, l’entreprise est beaucoup plus libre. Le recrutement est au service de l’objectif économique et tous les leviers peuvent être utilisés, tant qu’ils restent dans la légalité. Travailler dans le privé consiste donc à se construire une carrière basée sur ses propres marqueurs sociaux (salaire, reconnaissance, statut social, responsabilité, etc.).

 

La sécurité de l’emploi

 

Indiscutablement liée à la fonction publique, la sécurité de l’emploi assure une stabilité qui n’existe pas dans le privé. Éloignés des impacts des fluctuations économiques et financières, les fonctionnaires ne sont pas pour autant immobiles. La gestion des ressources humaines met en œuvre des programmes de mobilité interne pour des évolutions horizontales, transversales et verticales.

 

Dans le privé, l’emploi n’est pas aussi protégé. Une déficience économique peut conduire à la fermeture d’une entreprise. Pour les salariés, la formation continue et la capacité d’adaptation sont donc importantes. Ils se vendent plus régulièrement auprès d’autres employeurs afin de progresser dans leurs carrières. Pour les employeurs, le plus difficile est d’attirer et de fidéliser les talents qui recherchent les outils et l’environnement de travail à la hauteur de leurs attentes et de leurs ambitions.

 

Le management des performances

 

L’objectif de l’organisation publique vise à assurer un service de qualité dans un cadre légal. La performance est alors normée selon des critères précis et n’a pas toujours un impact immédiat sur le rôle ou la fonction du collaborateur.

 

Dans le privé, la performance individuelle est une exigence essentielle dans le parcours de carrière. Un salarié jugé peu performant selon les critères de l’entreprise peut voir sa carrière ralentir, voire prendre fin. Le management de la performance implique donc des leviers de motivation très différents.

 

le public et le privé

 

La rémunération

 

La rémunération d’un fonctionnaire est déterminée par son indice. C’est un nombre de points qui dépend de son ancienneté et sa catégorie. Certaines primes peuvent compléter le salaire selon les organisations.

 

Dans le privé, le salaire est fixé librement – bien qu’encadré par les planchers en vigueur (SMIC). C’est un élément fondateur dans le recrutement et la promotion des personnes les plus efficaces. Une augmentation salariale pouvant encourager ou récompenser un investissement personnel remarqué.

 

La santé et le bien-être

 

Dans le public, la notion de santé et de bien-être fait partie des indicateurs de qualité de vie au travail. La plupart des organisations disposent d’avantages très structurés sur la santé grâce à une mutuelle, des journées d’absence pour maladie, des équipements sportifs et certains avantages financiers.

 

Dans le privé, c’est un indicateur de différenciation. Alors que les nouvelles générations sont à la recherche d’un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, un employeur capable de proposer des solutions innovantes peut attirer de nouvelles recrues et créer un climat de travail plus productif et propice à l’innovation.

 

Malgré des différences importantes, le public et le privé s’accordent au moins sur un point : l’emphase sur la qualité de vie au travail est déterminante pour un climat professionnel bénéfique. C’est la raison pour laquelle de nouvelles solutions émergent, comme la télémédecine, le travail à la maison ou les nouvelles fonctions du Chief Happiness Officer.

 

 

Écrit par Anaïs Le Foulgoc

Assistante Marketing et Communication

 

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