Professionnel de santé ?

Comment faire la démarche qualité d’une CPTS ?

CPTS démarche qualité

La démarche qualité est un incontournable de la CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) et doit être pensée dès sa création. L’utilisation d’une évaluation et d’indicateurs, appliqués à plusieurs thématiques différentes, permet de fixer un cap dès l’initiation du projet et d’en déterminer les objectifs. 

Souvent redoutée, la démarche qualité est en réalité une façon de toujours améliorer la prise en charge des patients dans une structure collective comme la CPTS.

Pourquoi intégrer une démarche qualité au sein de votre CPTS ?

Intégrer des indicateurs de suivi et d’évaluation permet de déterminer l’impact du dispositif sur la structuration de l’offre de soins, mais aussi sur la prise en charge de la population et le recours aux soins sur le territoire concerné. Ne pas en tenir compte pourrait mettre en difficulté l’organisation et l’intérêt de la CPTS.

La force de ce dispositif étant, entre autres, la communication entre les différents intervenants, qu’il s’agisse des médecins libéraux, des établissements sanitaires et médico-sociaux ou de toutes les professions paramédicales qui composent un territoire, la démarche qualité valorise l’investissement de chacun au bénéfice des patients.

Quels sont les indicateurs à choisir ?

Le choix des indicateurs permet d’objectiver les démarches des professionnels afin de les rendre visibles pour les patients. Dès la création de la CPTS, il est préférable de définir ses propres indicateurs en fonction de ses missions, en utilisant au moins un indicateur par action inscrite dans le projet.

Même si l’ARS (Agence Régionale de Santé) a décidé d’indicateurs communs à toutes les CPTS de la région, chacune peut aussi ajouter ses propres indicateurs, de préférence simples, faciles à renseigner, mesurables, révisables et adaptables à la réalité du territoire. Concrètement, une réunion de suivi deux fois par an peut suffire, avec une production des indicateurs de résultats dès la deuxième année pour espérer pérenniser un projet en prouvant ses effets positifs sur le parcours de soins des patients.

Comme le financement est variable en fonction de chaque mission déployée par la CPTS, les indicateurs choisis doivent aussi valoriser l’intensité des moyens mis en œuvre et l’impact sur le territoire.

Quelques exemples d’indicateurs

On distingue les indicateurs quantitatifs d’activité ou de service rendu comme par exemple le nombre de patients, le nombre de plages horaires réservées aux soins non programmés, le nombre de patients pris en charge car le médecin traitant n’était pas disponible, le nombre de médicaments prescrits, le nombre de réunions de concertation organisée par la CPTS, ou le nombre de professionnels ayant bénéficié d’action de formation.

Il est aussi possible d’intégrer des indicateurs qualitatifs comme par exemple la répartition des plages horaires de soins non programmées, la mesure de la satisfaction des usagers au cours des prises en charge, ou encore de l’information et de l’implication du patient.

Attention toutefois à prendre en compte la montée en charge des actions qui peut se traduire par une valorisation des moyens mis en œuvre plus importants au début de la mission et une valorisation des résultats plus soutenus une fois la mission complètement déployée. Il est aussi possible pour les parties signataires de fixer des indicateurs annuels progressifs, afin de valoriser les efforts fournis chaque année.

Lire aussi : Comment financer une CPTS ?

Sources : Constituer une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) : mode d’emploi. Publié le 29 décembre 2020 et disponible sur : https://www.ameli.fr/medecin/actualites/communautes-professionnelles-territoriales-de-sante-decryptage-de-laccord-signe