Octobre rose : quelle place pour la téléconsultation dans la prévention du cancer du sein ?

01 Oct 2020

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Avec près de 50 000 nouveaux cas par an, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Selon l’Institut national du Cancer, une femme sur 8 est confrontée au cancer du sein et en guérit dans 9 cas sur 10, quand il est détecté suffisamment tôt.

 

Chaque année, la campagne de lutte contre le cancer du sein organisée par l’association Ruban rose est l’occasion de sensibiliser le grand public sur cette maladie et d’en promouvoir le dépistage. Cette 27e édition d’Octobre rose représente par ailleurs une nouvelle opportunité d’informer les professionnels de santé, sur le rôle de la téléconsultation dans la détection précoce et le suivi de ce cancer.

La téléconsultation comme outil d’amélioration de la prévention

Si le débat existe autour de l’intérêt du dépistage du cancer du sein, la plupart des études y sont favorables, avec une réduction sur la mortalité de l’ordre de 15 à 21 %.

 

Dans son plan cancer 2014-2019, le gouvernement rappelait déjà que le développement de la télémédecine, faisait partie des actions permettant d’améliorer la coordination ville-hôpital et les échanges d’informations entre professionnels de santé. En attendant les détails du futur Plan cancer 2021-2031, l’Institut national du Cancer a d’ores et déjà défini trois axes prioritaires, dont celui de l’amélioration de la prévention.

 

Il est raisonnable de penser que la télémédecine aura toute sa place dans ce futur programme, entre autres pour permettre aux patients d’accéder rapidement à un professionnel de santé de son territoire (en particulier via les CPTS). Dans ce cadre et en cas de doutes ou d’interrogations, proposer rapidement une téléconsultation à une patiente en lieu et place d’un rendez-vous physique, c’est souvent lui permettre d’obtenir plus rapidement des examens complémentaires, nécessaires à la confirmation du diagnostic.

Un dépistage qui peut se faire à distance

Le cas du cancer du sein se prête particulièrement à la vidéo-consultation du fait de son mode de dépistage par l’autopalpation, complété par une mammographie et/ou une échographie si nécessaire. L’examen physique chez son médecin peut donc intervenir en complément d’un premier rendez-vous à distance, lorsqu’une femme évoque des symptômes pouvant faire suspecter un cancer.

 

Dans le contexte de crise sanitaire de la covid-19 ou pour apporter un premier avis aux patientes résidant dans les déserts médicaux, la consultation à distance permet au praticien d’expliquer comment procéder à une autopalpation des seins et éventuellement de prescrire un examen d’imagerie complémentaire.

 

 

Sources :

  1. Institut national du cancer : https://www.e-cancer.fr
  2. Octobre rose : https://www.cancerdusein.org/octobre-rose/octobre-rose 

 

Crédit photo : cancerdusein.org