CPTS : quelle place pour la téléconsultation et la téléexpertise ?

Image de couverture de: CPTS : quelle place pour la téléconsultation et la téléexpertise ?

Un an après le premier confinement, la télémédecine ne cesse de progresser et s’installe durablement dans la pratique quotidienne. Si la téléconsultation a pour but de réaliser une consultation à distance avec un patient, la téléexpertise permet de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs spécialistes en fonction de leur formation ou de leurs compétences adaptées à la prise en charge d’un patient.

Medaviz fait le point sur ces deux pratiques de plus en plus incontournables pour améliorer la prise en charge des patients et répondre aux problématiques des déserts médicaux.

La téléconsultation et la téléexpertise répondent aux mêmes exigences que l’exercice médical en présentiel

Tout comme pour une consultation au cabinet ou un échange avec un confrère, prévoir des plages dédiées à la téléconsultation et/ou à la téléexpertise, dans un lieu calme, permettant de respecter la confidentialité des échanges sont des prérequis incontournables. Afin d’éviter tout piratage des informations sensibles, l’échange ne peut se faire que via une solution sécurisée, comme Medaviz, bénéficiant des services d’un hébergeur agréé HDS.

Avant même de commencer l’acte de téléconsultation ou de téléexpertise, une information suffisante doit être délivrée au patient sur les modalités pratiques de l’acte à distance, les alternatives possibles, la confidentialité des échanges, la protection de ses données et la tarification. Le recueil de son consentement est nécessaire pour poursuivre.

Ces deux pratiques de télémédecine s’inscrivent en priorité dans le parcours de santé du patient coordonné par le médecin traitant. En cas d’indisponibilité de ce dernier, le professionnel médical ayant réalisé l’acte doit faire un retour d’information au médecin traitant, au minimum via un compte-rendu qui pourra être enregistré dans le Dossier Médical Partagé (DMP) du patient lorsqu’il existe.

Améliorer et faciliter la prise en charge des patients au long cours

Si le recours à la télémédecine a explosé au cours de l’année 2020 suite à la pandémie de COVID-19, c’est aussi car il s’agit d’un moyen de simplifier l’accès à un médecin pour les patients rencontrant des difficultés de mobilité, lorsqu’ils sont isolés, ou qu’ils ne bénéficiant pas du suivi d’un médecin traitant et sont alors pris en charge par une CPTS. L’intérêt d’un rendez-vous en vidéo est par exemple évident pour les résidents des EHPAD, qui sont souvent fragiles et ne peuvent pas toujours se déplacer en cas de soins programmés ou dans une situation d’urgence. La présence du personnel soignant rassure et aide à la réalisation de l’acte, autant sur le plan technique que relationnel.

Quant à la téléexpertise, dont les recommandations de prise en charge ont évolué, elle facilite désormais l’uniformisation des pratiques sur un territoire et permet aux médecins de travailler à distance avec des spécialistes, pour améliorer la qualité de suivi des patients. Depuis 2019, elle est d’ailleurs considérée comme un acte par L’Assurance Maladie et bénéficie à ce titre d’une rémunération conditionnée par le niveau de l’expertise réalisée (1 ou 2) et sa fréquence.

La télémédecine répond à un besoin grandissant d’assurer le suivi des personnes les plus isolées, à la fois en cas de soins non programmés, de suivi habituel, ou en termes d’accessibilité aux spécialistes. Alors que la téléconsultation est d’ores et déjà intégrée dans les bonnes pratiques de la Mission socle 1 des CPTS, la téléexpertise doit progressivement fluidifier l’accès aux second recours dans les territoires.

Sources : Constituer une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) : mode d’emploi. Publié le 29 décembre 2020 et disponible sur : https://www.ameli.fr/medecin/actualites/communautes-professionnelles-territoriales-de-sante-decryptage-de-laccord-signe