Confinement : Comment les médecins généralistes s’organisent-ils pour assurer le suivi des pathologies du quotidien hors covid-19 ?

La pression de la crise sanitaire sur les hôpitaux français semble diminuer. Cependant il est important de rappeler que les pathologies du quotidien ne sont pas en recul. Les conséquences d’une non prise en charge des maux du quotidien peuvent également être dramatiques. Les médecins généralistes s’organisent pour assurer le suivi des pathologies du quotidien hors covid-19.

 

C’est notamment ce que souligne Marine Crest-Guilluy, médecin généraliste. « Presque tous les patients que je reçois en téléconsultation pour un motif autre qu’une suspicion de Covid-19 s’excusent et minimisent leur pathologie. Les patients aujourd’hui culpabilisent de consulter un médecin pour une gastro-entérite, une infection urinaire ou encore la varicelle, alors que cela nécessite un avis et souvent un traitement médical.

 

Plus grave encore, la peur de contracter le virus et de surcharger les professionnels de santé conduit à des refus de soins pour certains patients. Leur état nécessiterait pourtant un examen clinique en présentiel ou une admission aux urgences.

 

Lors d’une téléconsultation, que je pratique régulièrement grâce à la solution Medaviz, une patiente m’a décrit les symptômes d’un AVC. Il a fallu argumenter pour la convaincre de se rendre aux urgences. C’est un phénomène grandissant et récurrent. En tant que médecins généralistes, nous devons convaincre certains patients de sortir de chez eux pour aller se faire soigner. La peur de déranger les médecins nous fait frôler des situations extrêmement graves ajoute Marine Crest-Guilluy.

 

Outre les pathologies du quotidien, nombreux sont les médecins généralistes qui s’inquiètent également de voir sortir du parcours de soins habituel des patients atteints d’affections chroniques de type diabète, hypertension, sclérose en plaques ou encore maladie de crohn.

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