Comment déployer la télémédecine au plus près des patients sur les territoires ?

Jusqu’à présent, l’accès aux soins se résumait au parcours d’un patient qui se rend chez son médecin traitant à une distance raisonnable de son domicile. Cette relation organisait l’offre de soins libérale en cabinets médicaux individuels répartis au sein d’organisations territoriales, de manière plus ou moins égale selon les zones géographiques.

 

Le numérique rebat aujourd’hui les cartes

 

Il efface les distances en permettant la mise en relation d’’un patient et son médecin sans déplacement, et potentiellement sans délai. Le numérique apporte ainsi une réponse à la faible densité de médecins dans certains territoires, notamment ruraux ou de montagne.

 

Il implique cependant une nouvelle organisation, dans laquelle le médecin pourra prendre en charge et suivre une patientèle distante de son cabinet. Les enjeux et conséquences sont nombreux : déploiement des réseaux internet et mobile, création de points de téléconsultation pour les citoyens peu à l’aise avec les nouvelles technologies, définition du rôle des professionnels de santé de proximité, etc.

 

Cette évolution des organisations sera renforcée prochainement, avec un dispositif d’appui supplémentaire à domicile et en officine

 

A compter du 1er janvier 2020, un acte d’accompagnement du patient à la téléconsultation par un infirmier sera créé et valorisé selon différents critères : 10€ pour un acte réalisé lors d’un soin infirmier déjà prévu, 15€ pour un acte organisé de manière spécifique à domicile et 12€ pour un acte effectué dans un lieu dédié aux téléconsultations. Le suivi à distance d’un patient par un médecin sera ainsi facilité grâce à la participation de ces professionnels de terrain, très présents dans les domiciles.

 

En parallèle, les pharmaciens, acteurs de proximité qui assurent un maillage étroit du territoire, pourront prochainement accueillir les citoyens et les assister en officine, en vue de bénéficier d’une téléconsultation. L’acte sera  également valorisé, en fonction du nombre d’actes réalisés sur une année : 200€ pour 1 à 20 téléconsultations par an, 300€ pour 21 à 30 téléconsultations par an et 400€ au-delà de 30 téléconsultations par an.

 

L’un des enjeux devient alors l’organisation des médecins du territoire, pour assurer une permanence médicale de proximité, et donc une prise en charge par l’Assurance Maladie.

 

 

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