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Notre engagement #2 : le choix d’une téléconsultation ‘slow’

Après avoir abordé notre engagement pour une téléconsultation éthique, ce deuxième volet de notre série d’articles porte sur un sujet moins visible, mais essentiel : le temps médical. Car derrière la promesse d’un accès aux soins plus rapide se pose une question fondamentale : jusqu’où accélérer la médecine sans dégrader le soin ni fragiliser les soignants ? 

Chez Medaviz, nous croyons en une téléconsultation slow qui (re)donne du temps au soin. On vous explique.

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Quand la vitesse devient un indicateur de performance

La téléconsultation a apporté une réponse précieuse à des besoins réels : réduire les délais, faciliter l’accès à un professionnel de santé, supprimer certaines contraintes géographiques.

Mais comme toute innovation, elle peut aussi faire émerger de nouvelles logiques.

Dans certains modèles, la performance d’un service médical peut progressivement être évaluée à travers des critères issus d’autres secteurs : nombre de consultations réalisées, rapidité de prise en charge, volumes traités, temps moyen passé par patient…

L’objectif paraît, à première vue, légitime : rendre le système plus fluide, plus efficace, plus accessible.

Pourtant, une question essentielle se pose : jusqu’où la recherche d’efficacité peut-elle aller avant d’altérer la nature même du soin ? 

Car soigner ne consiste pas uniquement à répondre vite.

Un acte médical ne se résume pas à une succession de consultations traitées dans un délai optimisé. Il repose aussi sur l’écoute, l’analyse, le dialogue, le doute parfois.

Et ces éléments demandent du temps.

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Le temps médical n’est pas du temps perdu

Dans un système de santé sous tension, la rapidité est souvent perçue comme une réponse évidente. Voir davantage de patients. Réduire les délais. Accélérer les prises en charge.

Mais dans la réalité médicale, aller plus vite ne signifie pas toujours mieux soigner.

Le temps accordé à une consultation ne sert pas uniquement à établir un diagnostic. Il permet aussi de comprendre un contexte, d’identifier des signaux faibles, de rassurer, d’expliquer, parfois simplement d’écouter.

Faire du temps médical une variable d’ajustement crée une tension difficile : celle qui consiste à demander toujours plus aux professionnels, dans un cadre où l’attention devient une ressource rare.

Et cette pression n’est pas sans conséquences.

Derrière les écrans, des soignants aussi sous tension

Lorsque les rythmes s’accélèrent, ce ne sont pas seulement les pratiques qui changent. Ce sont aussi les conditions d’exercice. La multiplication des consultations, l’enchaînement rapide des prises en charge ou la pression implicite liée à certains objectifs peuvent progressivement transformer le quotidien des professionnels de santé. Or les soignants ne sont pas, et ne doivent pas être, des opérateurs chargés de traiter un flux. Ils exercent une profession qui demande concentration, disponibilité mentale et engagement humain.

Dans un contexte de fatigue, de tensions et d’épuisement professionnel1, préserver la santé mentale des praticiens n’est pas un sujet secondaire. C’est une condition indispensable pour garantir la qualité des soins.

Car un professionnel qui n’a plus le temps de prendre du recul est un professionnel fragilisé. Et un système qui épuise ses soignants finit toujours par fragiliser les patients qu’il accompagne.

À lire aussi : “La slow téléconsultation, ce n’est pas faire moins, c’est faire mieux”

Défendre une autre approche : la slow téléconsultation

Chez Medaviz, nous avons fait un choix différent : considérer que le temps médical n’est pas un coût à réduire, mais une condition essentielle du soin.

Concrètement, cela signifie de faire le choix :

Nous défendons une approche de slow téléconsultation. Non pas une médecine plus lente par principe. Mais une médecine qui laisse aux professionnels la possibilité d’adapter leur temps à la réalité de chaque situation. Une médecine où le temps d’écoute garde sa valeur.

À lire aussi : Arrêt de travail en téléconsultation: pourquoi nous n’en délivrons pas ? – Medaviz 

Prendre soin des soignants 

L’avenir de la téléconsultation ne dépendra pas uniquement de ses avancées technologiques ou de sa capacité à accélérer l’accès aux soins. Il dépendra aussi de notre capacité collective à préserver celles et ceux qui rendent ces soins possibles. 

Dans un système qui demande déjà beaucoup aux professionnels de santé, ralentir peut parfois être une forme de responsabilité. Car prendre le temps n’est pas un luxe. C’est parfois la condition nécessaire pour continuer à prendre soin.

Source : 1) 29 % des hospitaliers déclarent que leur santé mentale est médiocre ou mauvaise 

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